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Lumiver & la sagesse des plantes

En plus des projets autour de la pédagogie des transitions, l’écopsychologie et le rapport au temps, j’ai à coeur de partager ici mon cheminement autour des plantes, avec leurs enseignements pour Lumiver.

L’exploration de l’herboristerie et de la botanique

Après avoir participé à plusieurs ateliers autour des plantes, j’ai eu l’élan de m’inscrire à une formation à l’herboristerie familiale à l’Ecole Pratique d’Herboristerie de Brocéliande. Pendant deux ans, j’ai suivi plus de 80 heures de cours pour apprendre à intégrer les principes de l’herboristerie dans mon quotidien. Avec notre formatrice Auriella Mabire, nous avons exploré des thèmes variés : le sommeil, la digestion, les cycles féminins, l’accompagnement des douleurs…

J’ai tellement aimé cette formation que j’ai eu envie de continuer à apprendre sur le sujet en me lançant ensuite dans la Formation du Cueilleur avec le Chemin de la Nature : 200h de formation autour de la botanique et de l’herboristerie. Je découvre les techniques de transformation des plantes, les familles, les principes chimiques… 

Et en parallèle, j’ai également suivi un cycle de transformations « DRYAS » avec Marie Cochard, en lien avec les plantes et les sagesses druidiques. Je commence à forme aussi à l’accompagnement des grands passages de vie par des rituels et l’application de plantes de soutien.

Pourquoi me former en herboristerie ?

Au départ, je me suis formée simplement par plaisir. Dès le premier cours d’herboristerie, j’ai senti à quel point ça me mettait en joie de prendre du temps pour des préparations avec les plantes.

Et puis j’ai réalisé progressivement que ces savoirs sont essentiels pour moi. Ça me donne le sentiment de renforcer mon autonomie et mon pouvoir d’agir, par les compétences développées autour de la santé et l’alimentation. Dans mes formations, nous avons abordé au moins une centaine de plantes et je commence à les connaître de mieux en mieux, donc je sais lesquelles peuvent m’aider dans mon quotidien. Et progressivement, je sens aussi que ces savoirs transforment en profondeur mon lien au vivant, avec plus d’intégration dans mon corps, mes sens. En pratiquant l’herboristerie, mon rapport au temps a également changé. Je vis pleinement les saisons, avec des cueillettes et des préparations qui évoluent au fil des cycles.

Et enfin, les pratiques autour des plantes m’ont beaucoup soutenue dans mon épreuve de vie. Je les vois comme des alliées dans ma reconstruction, elles m’apportent des ressources précieuses, de la solidité et de l’émerveillement. Au fil des siècles, les êtres humains et particulièrement les femmes ont évolué avec les plantes. D’ailleurs, l’ethnobotanique étudie cette relation entre les êtres humains et les plantes, autour des croyances, des récits, des symboliques des recettes… Et malheureusement nous avons perdu ces savoirs, et en conséquence ces relations avec les plantes. C’est d’ailleurs très révélateur de notre paradigme de déconnexion avec le vivant.

Quels sont les liens entre l’herboristerie et Lumiver ?

Dans un contexte aussi bousculant, j’ai l’intuition que les plantes ont beaucoup à nous apprendre pour nous adapter, prendre soin, coopérer… Je pourrais faire référence à la robustesse, approche développée par Olivier Hamant en s’inspirant justement de l’organisation des plantes. La Marche du Temps Profond invite également à faire un pas de côté grâce à l’Histoire de la Terre et du Vivant. Observer le vivant est en effet une grande source d’inspiration, à l’instar du biomimétisme !

Ces apprentissages s’infusent aussi dans ma posture, en cultivant une présence particulière pour la cueillette et la transformation des plantes. C’est également une manière sensible d’appréhender un territoire, en connaissant mieux sa flore et sa faune.

J’aimerais aussi intégrer les savoirs autant des plantes et particulièrement l’ethnobotanique autour des imaginaires des transitions. Je pense par exemple à des formats de sensibilisation en s’appuyant sur les pratiques autour des plantes. Cela pourrait être par exemple la diffusion des récits de transformations, à travers des histoires et des symboles autour des plantes. Et enfin, les plantes peuvent devenir un support pour accompagner les éco-émotions. J’avais d’ailleurs demandé à ma formatrice de me créer une tisane spéciale pour mon premier atelier de Travail qui Relie et elle était particulièrement soutenante ! Ces idées sont dans la continuité de tout ce que j’ai créé avec Lumiver, l’envie de transmettre tout ce qui me soutient dans mes propres transformations.

Et de manière globale, je me sens plus légitime à aborder les enjeux écologiques grâce à ces connaissances que je développe. Ça me permet d’être aussi plus à l’aise pour proposer des formats en extérieur. Il y a tellement de formats à inventer en mêlant ces différents savoirs ! Je lance une bouteille à la mer, si vous avez envie de devenir mes cobayes 😉