Vous vous considérez éco-anxieux ? Vous sentez inquiet quand vous vous renseignez sur les limites de la planète ? Vous êtes triste d’observer le déclin de la biodiversité ou les feux de forêt ? Vous êtes en colère face à l’inaction ? Vous avez peur pour les générations futures ? Je vous partage quelques pistes pour accepter ces éco-emotions et surtout les transformer en leviers d’actions pour inventer des futurs souhaitables. Cette liste n’est pas exhaustive, vous pouvez partager vos propres pistes qui vous aident personnellement ! 

Accepter nos éco-émotions

Je vais commencer par le plus important selon moi : c’est normal et même sain de ressentir des émotions fortes face à la situation environnementale et sociale. Ce qui peut poser problème, c’est de se sentir débordé et impuissant face à ces émotions.

Sur ce site, je ne vous apprendrai donc pas à lutter ou à diminuer l’éco-anxiété et les éco-émotions. Nous allons plutôt voir comment les apprivoiser et les accepter pour mieux vivre avec.

Comprendre ce qu’il se passe en nous

Si vous ressentez de l’éco-anxiété, c’est sûrement que vous aimez vous renseigner sur les questions environnementales. Et si vous utilisiez cette envie d’apprendre pour mieux comprendre vos éco-émotions ? Vos émotions sont votre boussole interne pour comprendre qui vous êtes. Si vous les écoutez, vous pouvez en apprendre beaucoup sur vous-même. Qu’est-ce qui vous anime, vous révolte, vous donne espoir ou au contraire vous plombe ? C’est de cette manière que vous allez pouvoir comprendre vos valeurs et votre raison d’être : et oui, rien que ça !

Pour mieux comprendre l’éco-anxiété, j’ai partagé des ressources qui m’aident personnellement à avancer sur le sujet. 

Exprimer ce que l’on ressent

Une fois que l’on a compris que ces émotions sont légitimes et même bénéfiques, c’est plus facile de les écouter et les exprimer. Mettre des mots sur ses inquiétudes, ses colères, ses interrogations, c’est déjà un grand pas. Partager avec d’autres personnes qui ressentent aussi des éco-emotions vous aidera. C’est pour cette raison que je souhaite animer des ateliers. Créons ensemble des espaces d’expression pour que ces émotions puissent exister !

Si cela vous semble difficile de partager, vous pouvez déjà commencer à écrire ce que vous ressentez. Il suffit d’un cahier et vous avez votre carnet de bord interne !

Passer par l’expression artistique

Vous pouvez aussi apprivoiser et exprimer vos éco-emotions d’autres manières : par la danse, la peinture, la musique, la photographie… L’art et le mouvement aident aussi à sortir du mental, pour identifier des émotions. Ça peut aussi être une façon de se relier à d’autres personnes qui ont les mêmes passions que vous. 

Les pratiques artistiques m’aident personnellement à faire le tri dans ce qui compte vraiment pour moi, quand les pensées deviennent trop envahissantes. Lors de certains ateliers, je vous proposerai donc d’expérimenter cette expression, selon vos envies bien entendu. 

Se (re)connecter à la nature

Prendre soin de ce qui nous entoure, se reconnecter au vivant, c’est bénéfique pour notre bien-être. 

Connaissez-vous les bains de forêt par exemple ? Plusieurs études ont prouvé les bienfaits de la sylvothérapie : le renforcement du système immunitaire, la diminution du stress et de l’anxiété, une meilleure capacité à se concentrer, un sommeil de qualité, des idées plus claires… Au Japon, c’est d’ailleurs une pratique médicale reconnue et populaire, d’où son autre nom shinrin-yoku !

On peut aussi faire du jardinage ou apprendre à cueillir des plantes sauvages comestibles, ou bien encore observer les oiseaux. Ca peut aussi être une randonnée ou un footing en pleine nature.

Si cela vous intéresse, je vous propose des sorties pour expérimenter ces bénéfices ensemble ! 

Méditer pour prendre du recul

Quand tout se bouscule à l’extérieur, on peut se réfugier à l’intérieur. Nous avons une incroyable capacité à nous recentrer grâce à la respiration. Comme la sylvothérapie, la méditation aide à mieux gérer l’anxiété et le stress, entre autres. C’est une pratique qui favorise le lâcher-prise et l’acceptation, une attitude essentielle pour mieux vivre ses éco-emotions. 

Pour vous aider, vous pouvez utiliser une application comme Petit Bambou et Prezens ou écouter des enregistrements audio disponibles sur les plate-formes. 

Cultiver la gratitude

S’ancrer dans la gratitude est la première étape de la spirale du Travail qui Relie. En effet, s’armer de gratitude permet ensuite d’oser faire face à nos éco-émotions. La gratitude nous aide à avoir un autre regard sur la vie et à célébrer chaque moment de joie. Cultiver la gratitude aide à concentrer notre esprit sur le positif et à être constructif. Ça pourrait paraître naïf, mais c’est au contraire très puissant pour avoir ensuite le courage pour affronter la réalité avec plus de lucidité

Pour cela, il y a une pratique toute simple mais très utile : noter chaque soir 3 gratitudes de la journée.

Inventer les futurs possibles

Je crois beaucoup au pouvoir des imaginaires pour réussir la transition. De plus en plus de philosophes parlent en effet d’inventer de nouveaux récits. Les fictions ont un rôle essentiel dans notre manière d’appréhender le présent et l’avenir. Elles conditionnent nos ambitions et nos rêves. Proposer des nouveaux récits aide à se questionner sur notre propre condition : qu’est-ce qui nous rend heureux ? De quoi avons-nous vraiment besoin ? Comment se réinventer si nous venons à manquer de ressources ?

La reconquête des imaginaires c’est une manière de ne pas subir un avenir sinistre, qui nous promet des catastrophes. Mais c’est aussi une façon de sortir d’un certain déni que tout restera comme avant. Le défi consiste à inventer un avenir positif mais réaliste quant à ses futures conditions environnementales et sociales. C’est d’ailleurs pour cette raison que je propose des ateliers sur les nouveaux imaginaires.

Éco-anxiété, que faire ? Passer à l’action ! 

Mon intention avec Lumiver est de vous aider à transformer ces émotions en leviers d’actions. Nos émotions sont le reflet de qui nous sommes véritablement. En les écoutant, cela nous aide à être plus aligné et à trouver notre place. Elles peuvent donc être le moteur pour effectuer des changements dans votre vie : consommer différemment, trouver un métier qui a du sens, apprendre de nouvelles compétences, rejoindre une association… Il s’agit aussi de se concentrer sur notre propre périmètre de responsabilité et influence, en acceptant qu’on ne pourra pas tout changer ! L’action permet aussi de rencontrer d’autres personnes qui partagent vos valeurs, ce qui est essentiel pour se sentir mieux. 

Voici deux supers sites pour trouver des idées d’actions : la plate-forme Ça commence par moi et le programme Ré-action de Makesense.

Même si ce n’est pas évident tous les jours, ces éco-emotions sont précieuses. C’est grâce à elles que nous pouvons sortir d’un certain déni de la situation, sans être non plus dans le fatalisme et le cynisme. Pour conclure, je partage un conseil que j’ai souvent entendu dans mes recherches et qui m’aide beaucoup : ne restez pas seuls avec cette éco-anxiété. Nous pouvons créer des « réseaux de tempêtes » !