Former aux enjeux de transition nécessite des méthodes et outils pédagogiques adaptés. Vous retrouverez sur cette page les enjeux de la formation, des ressources pour approfondir le sujet ainsi que mes accompagnements.

Les enjeux de la formation aux enjeux de transition

La formation est un fort levier de transformation des métiers et par conséquent la société, afin de s’adapter aux problématiques sociales et environnementales.

Des ressources sur la formation aux enjeux socio-écologiques

Le rapport « Sensibiliser et former aux enjeux de la transition écologique et du développement durable dans l’enseignement supérieur »

Le groupe de travail présidé par Jean Jouzel a publié le rapport « Sensibiliser et former aux enjeux de la transition écologique et du développement durable dans l’enseignement supérieur ». Ce rapport propose un cadre précis sur la formation aux enjeux de transition. 

Les messages clés selon moi :
– La formation à la transition écologique doit devenir partie intégrante de l’ensemble des parcours pour une véritable prise de conscience ;
– Pour cela, il est essentiel de pouvoir former les enseignants à ces enjeux et à une nouvelle approche pédagogique, en leur laissant du temps d’appropriation et de réflexion ;
– Toutes les parties-prenantes des établissements sont à mobiliser autour d’un projet qui intègre ces enjeux de transition ;
– Les apprenants peuvent être particulièrement moteurs pour co-construire ces formations, puisqu’ils sont très demandeurs. 

Le rapport du Shift Project et du groupe INSA

En mars dernier, The Shift Project et le Groupe INSA ont publié un rapport “Former l’ingénieur du XXIème siècle : Pour l’intégration des enjeux socio-écologiques en formation d’ingénieur”. L’ambition : apporter des éléments de réponse à la fois sur les pratiques des écoles d’ingénieur et également sur les cursus.

Les auteurs préconisent une transformation des écoles en plusieurs étapes : 
1. Engager des premières actions de DDRS (Développement Durable et Responsabilité Sociétale)
2. Définir une véritable stratégie d’établissement à la hauteur des enjeux, qui prend en compte le campus, l’enseignement et la recherche
3. Mobiliser l’ensemble des parties-prenantes de son établissement
4. Former les équipes aux enjeux socio-écologiques
5. Faire un état des lieux des formations et partenariats actuels au regard des enjeux
6. Elaborer le programme pédagogique, avec un socle de compétences/connaissances indispensable et des nouvelles approches de formation
7. Former les étudiants avec ce nouveau programme
8. Assurer l’employabilité des diplômés à long terme pour contribuer à la transformation des métiers
9. Orienter la recherche sur ces enjeux, en parallèle de la transformation de l’enseignement

Les notions d’éco-anxiété et d’éco-émotions sont citées à plusieurs reprises dans le manifeste. L’éco-anxiété peut provoquer des questionnements sur le sens de notre métier et notre contribution aux enjeux socio-écologiques. Cette réflexion peut créer une dissonance cognitive, voire nous encourager à changer de voie professionnelle.
De plus, aborder le constat écologique et social peut provoquer des émotions inconfortables chez les étudiants : tristesse, colère, inquiétude… Ce point peut générer une vraie difficulté pour les enseignements, qui peut se traduire par “une peur de faire peur.” En effet, les formateurs peuvent se sentir démunis face à ces réactions. Il est donc essentiel de pouvoir former les enseignants à de nouvelles approches pédagogiques.  

Nous retrouvons également les nouveaux imaginaires dans le rapport. Cette démarche de prospective consiste en effet à changer les imaginaires autour du rôle de l’ingénieur. En effet, le rapport parle de l’ambition de “former des ingénieurs bâtisseurs d’un monde plus durable”.
Les imaginaires sont aussi mentionnés dans cette partie : “Analyser les récits dominants et alternatifs en vue d’ajuster nos représentations”. Il est précisé l’enjeu de “déconstruire les discours dominants” et d’inventer de nouveaux récits pour “envisager de nouvelles trajectoires techniques compatibles avec les enjeux”. En termes de méthode pédagogique, il est préconisé de travailler avec les étudiants sur leur propre positionnement face à ces récits, selon les valeurs et les perceptions.

Pourquoi développer de nouvelles méthodes pédagogiques ?

Pour les établissements d’enseignement supérieur : s’engager sur les enjeux DDRS

Sur 50 00 étudiants français, 78% considèrent qu’un établissement qui prend en compte les enjeux environnementaux est plus attractif que les autres selon la Consultation Nationale Étudiante 2020.

Pour les enseignants : faire évoluer sa posture

Pour les enseignants, il s’agit de passer du sachant qui transmet des informations descendantes au facilitateur de réflexions et débats qui accompagne les étudiants à trouver eux-mêmes leurs leviers d’actions.

Pour les étudiants : développer de nouvelles compétences

Faire évoluer les méthodes pédagogiques permet de développer de nouvelles compétences chez les étudiants.

Le rapport Jean Jouzel cite un socle des 5 compétences :

  • Considérer une approche systémique : aborder les sujets de manière transversale
  • Développer une analyse prospective : se projeter dans le futur
  • Co-construire des diagnostics et des solutions : savoir dresser un état des lieux et des préconisations adaptés
  • Mettre en œuvre des transitions : la preuve par l’exemple !
  • Agir en responsabilité : développer l’éthique

Nous pouvons aussi citer les « 4 C », qui peuvent être considérées comme les compétences du 21ème siècle :

  • L’esprit Critique : favoriser sa capacité d’analyse pour remettre en question des récits et des comportements dominants
  • La Créativité : créer de nouveaux modes de production et consommation, de travail, de coopération…
  • La Communication : exprimer ses propres besoins et écouter ceux des autres
  • La Coopération : développer des complémentarités avec d’autres personnes pour renforcer ses impacts

De plus, monter en compétences sur ces enjeux est une forte demande des étudiantes. Selon la Consultation Nationale Etudiante, 69% des étudiants entendent très peu, voire pas du tout, parler des enjeux environnementaux dans leur formation.

Les accompagnements de Lumiver

Formation « Intégrer la gestion des émotions et les nouveaux imaginaires dans l’enseignement de la transition écologique »

Cette formation d’une journée vise à expérimenter et partager des outils pédagogiques pour les enseignants qui forment aux sujets de transition écologique : 

  • Les définitions et les enjeux de l’éco-anxiété et des éco-émotions
  • Des pistes et des pratiques pour aider les étudiants à mieux gérer leurs émotions
  • Le rôle des imaginaires dans l’ingénierie pédagogique

Atelier ou conférence sur la pédagogie « Tête-Corps-Coeur »

Je propose également des interventions auprès de votre équipe pédagogique pour présenter la pédagogie « Tête-Corps-Coeur« . Cette méthode mobilise à la fois notre dimension rationnelle, expérientielle et émotionnelle.